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Phénoménale, sa puissante virtuosité n’a d’égale que la finesse de son toucher, et Scarbo, épineux morceau de bravoure de Maurice Ravel, file avec une aisance impressionnante. Extrêmement concentré mais nullement en transes, le pianiste articule quelque chose à voix basse. Sans doute des incantations qui valent à son Scarbo d’être vraiment magique.[…] » Le Monde (Pierre GERVASONI) - Avril 2001
« Quel point commun peut réunir aujourd’hui Vahan Mardirossian, Sviatoslav Richter, Jorge Bolet, Clara Haskil et Robert Casadesus ? Le talent, qui transcende les générations et les époques. […] Son interprétation de la sonate en la Majeur op. 120, des impromptus op. 90 et de la Wanderer Fantasie est un miracle. Une telle conscience de la forme, une telle adéquation entre contrôle du son, couleurs irisées, galbe des phrases, articulation, diction et expression sont rarissimes […]. » Le Monde (Alain LOMPECH) - Novembre 2001
« Dès le premier accord on est fixé : le son de Vahan Mardirossian accroche l’attention et la fixe. Pareille chose se vit avec Arrau. […] Que dire d’une telle interprétation ? Si ce n’est qu’elle est d’une désarmante simplicité dans l’allure, l’apparence des choses : aucun phrasé, aucune idée ne font dresser l’oreille…ce sont les bons. […] Mardirossian en quelque sorte est à mi-chemin de Richter et de Kempff. Du premier, il a le contrôle, la préméditation, la puissance, du second, les couleurs irisées, la tendresse, la luminosité du son, et plus encore la sophistication artistement cachée sous l’apparent naturel. » Diapason - 2002
« Certains pianistes portent en eux ce petit quelque chose qui fait les grandes interprétations. Vahan Mardirossian est de ceux-là. Outre son jeu, le pianiste possède l’inconscience et l’audace des gens doués. » Piano Magazine - 2002
« Mais plus encore que la sonorité, c’est la conduite du discours que l’on admire, son naturel varié, son éloquente simplicité… et cette tension teintée de nostalgie qui nous étreint et jamais ne tombe. Mardirossian rend la structure des pièces avec clarté tout en jouant avec sentiment, avec une sensibilité nostalgique qui a le bon goût de ne pas reposer sur une pseudo intériorité, mais sur la variété du phrasé et des éclairages. […] On apprécie le souffle, la délicatesse, la puissance sans dureté, et la conduite du discours, narrative, intelligente et équilibrée. » Classica - Avril 2002
«...Mardirossian [est] d'une bouleversante intériorité. Il ne fait jamais du «beau son», mais parce que le son qui est le sien est toujours juste qu'il est toujours beau: volontairement rude dans les méandres de la Chaconne, d'une profondeur douloureuse dans le choral Ich Ruf Zu Dir Herr Jesu Christ, d'une tendre mélancolie dans l'«Adagio»...Un bijou.» Le Monde (Renaud MACHART) - Février 2004
« ...Conduisant d'une main de maître le développement des deux monuments (Fantaisie et Fugue, Chaconne), il affirme un jeu d'une rare autorité, une constante pulsation, à la fois régulière et tonique, une imposante densité de son, et un art consommé des transitions entre épisodes, sans que jamais l'impression de sérieux ne vienne assombrir ou ternir ce jeu toujours étonnamment vivant, comparable en cela au jeu si épuré et dynamique d'Yvonne Lefébure et à celui si concentré de Michelangeli... La profonde respiration quasi liturgique, ici somptueusement traduite et rappelant un seul grand aîné, Edwin Fischer, dont l'enregistrement était resté plus de cinquante ans sans égal...» Classica - Répertoire Mai 2004
« Les moyens pianistiques sont toujours mis au service de l'expression sans jamais s'imposer et envahir le sens de la musique. Une telle concentration (Chaconne), une telle volonté d'ascèse (Prélude) tiennent de la flagellation face à la démesure polyphonique, harmonique d'un "pianisme" aux connotations romantiques souvent poussées aux extrêmes limites. De ces cathédrales sonores comme de ces méditations, Mardirossian extrait la substantifique moelle pour n'en garder que l'essentiel...» Piano Magazine - 2004
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